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Ori and the Will of the Wisps

Ori and the Will of the Wisps

(Ce test a été écrit avant la sortie du patch day one. Nous avons cependant décidé de vous proposer notre critique d'origine, les problèmes techniques n'étant pas assez critiques pour avoir une influence sur la note finale. De plus, pour savoir quels bugs sont encore présents, nous aurions du recommencer le jeu à zéro, ce qui n'est tout simplement pas réalisable compte tenu des circonstances.)

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Nous pouvons considérer qu'il y'a deux types de suites. Certaines, comme la trilogie Mass Effect, sont planifiées depuis le début et leurs scripts font des milliers de pages. D'autres, comme pour The Last of Us, Final Fantasy X, ou encore Life is Strange, semblent avoir eu des suites plus spontanées. Lorsque l'on se retrouve avec une poule aux œufs d'or entre les mains, il est logique de parier dessus plutôt que de recommencer à zéro. C'est ironique, mais cela crée souvent l'effet inverse de celui recherché. Il peut en effet être difficile de poursuivre une histoire déjà conclue. Il n'est souvent pas nécessaire de raturer le point final ou de le changer en virgule, car s'il était là, c'était tout simplement pour mettre fin à une histoire déjà racontée.

Vous savez sans doute déjà à quelle catégorie Ori and the Will of the Wisps appartient. Le premier était beau, merveilleux, et pouvait étonnamment nous donner du fil à retordre. Son seul gameplay parvenait à nous raconter l'histoire d'un petit esprit de la forêt tentant de se mesurer à la cruauté de la nature. Le premier voyage d'Ori, lorsqu'il échappe à Kuro et tente de redonner vie à la forêt, a marqué l'histoire récente du jeu vidéo. Cette petite créature n'a pas simplement sauvé sa contrée, mais aussi tout le genre du Metroidvania. Son succès a entraîné toute une vague de titres tels que Dead Cells ou encore Hollow Knight.

Cinq ans après la sortie du premier, nous nous retrouvons donc devant sa suite. Et si Hollow Knight s'est beaucoup inspiré d'Ori and the Blind Forest, ce nouvel opus semble être le successeur d'Hollow Knight.

Ori and the Will of the Wisps

La boucle est donc bouclée, les deux licences s'inspirent mutuellement. Mais cela ne suffit pas à en faire un jeu marquant. Il n'est pas possible de répéter le succès de l'original en copiant simplement ce qu'il a réussi. Ori and the Will of the Wisps a beau essayer de toutes ses forces, l'ombre du premier plane toujours au-dessus de lui.

Au départ, Moon Studios semblait vouloir réaliser une suite dans un format similaire à ce que BioWare avait fait pour Mass Effect. Remercier son prédécesseur pour les fondations solides qu'il a apporté, puis créer quelque chose d'inédit par dessus. La première heure d'Ori attire car la formule semble modifiée, à l'image d'Hollow Knight. La simplicité de la narration par le gameplay est remplacée par de longues cinématiques. Le titre ressemble alors presque à un RPG, présentant les PNJs avec lesquels Ori peut interagir et pour qui il peut accomplir des quêtes. Il propose également des défis, un mode course, ainsi que toutes sortes de nouvelles activités. Une fonction de sauvegarde automatique est cette fois disponible, ce qui est bienvenu, car Ori and the Will of the Wisps est bien plus relevé que le premier. Même le tout premier boss, en difficulté normale, nous a demandé plusieurs essais (et beaucoup de self-control pour ne pas balancer la manette sur le mur le plus proche).

Toutes ces nouveautés devraient suffire à proposer une suite digne de ce nom. Cependant, sur certains points centraux, Ori n'a pas changé d'un poil. Pour être honnête, si vous lancez Will of the Wisps juste après avoir terminé Blind Forest, vous vous ennuierez probablement beaucoup.

Au premier regard, Ori and the Will of the Wisps semble être bien plus léger dans son ambiance, mais cela change rapidement. Le joueur est accueilli par une longue scène présentant la vie quotidienne d'Ori et ses amis Gumo, Naru, et Ku. Nous découvrons les conséquences de nos actions du premier jeu: les petites ailes de Ku ne lui permettent pas de voler, sa famille adoptive tente donc de trouver un moyen de l'y aider. Cela ne se termine cependant pas bien pour nos héros qui se retrouvent séparés et loin de chez eux, devant alors trouver le moyen d'y retourner. Malheureusement, cet endroit semble également corrompu par une force mystérieuse.

S'il y'a bien une chose sur laquelle nous ne pensions pas être déçus par Ori, c'est sa musique et son apparence. Malheureusement, Will of the Wisps est clairement moins marquant et varié que le premier. La plupart des endroits que vous visiterez sont oubliables, à quelques exceptions prêts. Heureusement que le level design exemplaire rattrape le tir.

Ori and the Will of the Wisps

Malheureusement, cela ne suffit pas à masquer le fait que de nombreux éléments ont tout simplement été copiés de Blind Forest. En voyageant à travers tout Niwen nous rencontrons les mêmes ennemis, débloquons des compétences que nous avons utilisé des milliers de fois. Nous évitons les mêmes épines et les mêmes lacs et rivières empoisonnés, et nous savons bien que nous pourrons y faire un tour une fois qu'ils seront purifiés. Ce n'est pas qu'Ori and the Will of the Wisps manque d'idées, au contraire. Les éléments RPG étendent le champ des possibles et lui donnent un nouveau style, mais il semble tout de même que Moon Studio n'ait pas su en exploiter totalement le potentiel.

Mais le plus important est là. Il s'agit d'un jeu agréable et difficile. L'échec nous encourage à recommencer encore et encore. Aux côtés des anciennes capacités, de nouvelles ont également été ajoutées. Nous collectons d'ailleurs de petits cristaux au cours de notre aventure qui nous permettront de les rendre encore plus utiles. Les capacités actives sont disponibles dans un menu circulaire, et trois d'entre elles peuvent être assignées à des raccourcis clavier sur PC. Les passifs sont dans votre inventaire, qui peut être agrandi au cours de votre aventure. Will of the Wisps semble donc bien plus personnalisé, et plus amusant, tout en vous rendant moins passif dans vos combats.

L'ajout de PNJs permet d'étendre le lore du jeu, d'autant qu'ils sont si mignons qu'il est impossible de ne pas les trouver sympathiques. Chaque race communique à sa façon avec Ori, chacune vit sa vie à sa manière, mais ils sont tous unis par le mal qui se répand. En bonne créature au cœur pur, Ori leur apporte alors son aide. Il ramène les objets nécessaires, retrouve les membres de la famille perdus, reconstruit le village, et plante diverses graines. Nous pourrions dire qu'Ori and the Will of the Wisps souffre du syndrome Skyrim: ses quêtes secondaires proposent bien plus d'histoires complexes et de twists que l'histoire principale.

En parlant de quête principale, elle semble calquée sur celle de Blind Forest. Moon Studios paraît vouloir recréer ces moments qui ont si bien fonctionné dans le premier, avec la fuite dans une montagne, l'infiltration contre un certain ennemi, ou encore le sauvetage d'un ami mourant. Chaque scène marquante était déjà présente dans le premier, ce qui impacte significativement la valeur de cette suite.

Ori and the Will of the Wisps

Notre amusement a peut-être été perturbé par certains bugs, qui pourrait d'ailleurs n'être présents que sur la version presse que nous possédons (un patch day one étant prévu). Nous sommes tombés sur des glitches, des textures manquantes, des choses qui semblent léviter, et des FPS qui tombent vers les 20 dans certains lieux. Ceci dit, c'est le système de sauvegarde automatique qui s'est avéré le plus frustrant. Après chaque mort, il chargeait une sauvegarde en particulier, ce qui nous faisait perdre notre progression.

En conclusion, Ori and the Will of the Wisps n'est pas beaucoup plus qu'une suite solide à l'original. Il offre au joueur de nouveaux défis, bien plus exigeants, agrandit l'univers, et est parfois aussi beau qu'on l'espérait. Malgré quelques bugs, les éléments RPG et l'inspiration d'Hollow Knight vous assurent des heures de divertissement. Malheureusement, il n'est pas aussi varié et aussi marquant que Blind Forest, bien qu'il tente (un peu trop) de l'être.

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07 Gamereactor France
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